En présentant mes collections, je souhaite donner au lecteur l’envie de s’intéresser aux objets du passé, de participer à leur conservation en ne jetant pas ces objets du quotidien mais en les gardant ou à défaut en les transmettant à ceux qui s’y intéressent. Ainsi sera conservé ce petit patrimoine culturel pour les générations futures.

Chaque article présente un objet ou un groupe d’objets ayant des points communs.


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mardi 27 mars 2012

Quenouille - Fuseau


La quenouille sert à maintenir et stocker les fibres (laine, lin, chanvre …) qui ne sont pas encore filées, afin qu'elles ne s'emmêlent pas et qu'il soit facile de les utiliser. 

La forme la plus simple c’est une branche de bois sur laquelle les fibres sont enroulées et maintenues en place à l'aide d'un ruban.

Comme toujours dans les objets usuels certains peuvent être abondamment décorés notamment lorsque l’objet est offert par le fiancé à sa promise. 

Dans d’autre cas le bois ou l’osier sera fendu en quatre pour former une cage qui contiendra la matière. 

La quenouille s'utilise aussi bien avec un rouet, elle est alors placée tout près de la bobine, qu'avec un fuseau, dans ce cas on la tient sous un bras glissé sous la ceinture et on maintient le fuseau de l'autre main.



Quenouilles 









Fuseaux 













 

25.05.2012 - Ajout






21.05.2013 - Ajout


Dont un avec fusaïole en bois.
 
 

14.07.2015 - Ajout


 En fer, origine NÉPAL



13.05.2016 - Ajout





 

jeudi 15 mars 2012

Cale-pot


Selon le type de foyer utilisé pour la cuisson des aliments : âtre, réchaud ..., des accessoires seront développés. 

Tout d’abord ce furent de simples pierres dans le foyer qui permettaient de poser et stabiliser un récipient en terre. 
Les accessoires du foyer firent ensuite l'objet de fabrications. 
Dès le VIe siècle avant J.C. apparaissent dans certaines régions : les chenets, les trépieds …, d’abord exécutés en argile, puis en bronze et enfin en fer. Vinrent ensuite les landiers, les crémaillères. 

Un autre ustensile fort utilisé pour la cuisson dans l’âtre servait à repousser les braises et cendres sur lesquelles on posait ensuite le récipient que l’on mettait en appui sur le dit ustensile afin d’en assurer l’équilibre. 

Son nom : accote-pot, appuie-pot, cale-pot
Sa forme : demi cylindrique, au diamètre correspondant sensiblement au pot à soutenir, une poignée, souvent  recourbée et allant jusqu’au sol en facilite le maniement. 
Son évolution : pour faciliter la combustion de la braise, on aménagea une ouverture à sa partie inférieure ce qui lui retire son rôle de repousse cendre.




 Exemplaire en terre cuite, environ 1/4 de la largeur manque ainsi que la poignée dont on voit le départ. 
Décor par étampage dont un rang alterné aux motifs de fleur de lys.

En fer, forme primitive sans passage d'air. Une série de forme identique mais de taille différente pour correspondre aux dimensions des différents récipients

En fer avec passage d'air pour activer la combustion des braises






21.10.2015 - Ajout



Deux nouveaux, un de chaque type : avec et sans passage d'air pour activer les braises. 



samedi 10 mars 2012

Tranche-marc / Hache de chais


Autres appellations : Coupe-marc, Couteau de pressoir.

C'est un outil cidricole et vinicole qui rappelle souvent une hache mais dont le fer est moins épais.

Il a eu deux utilisations:
- la première, c’est lors de pressage des pommes voire du raisin dans des pressoirs sans claies, les fruits étant posés en lits alternés avec de la paille, après une première presse on découpait le fluage du marc* avec cet outil pour recharger le pressoir et abaisser à nouveau la presse, 
- la seconde, pressage terminé, quelque soit le type de pressoir on obtient un gâteau de marc très compact que l’on découpait avec cet outil pour en faire différents usages : tourteaux d’alimentation du bétail, amendement, distillation …   

 L’outil est souvent de grande dimension et de formes multiples et assez différentes d’une région à l’autre mais généralement toujours très élégantes. 

Quelques régions viticoles semblent ne pas avoir connu cet outil, le gâteau de marc étant retiré du pressoir à l’aide de crocs à marc.  

 (*) marc : résidu de fruits ou d'autres substances dont on a extrait le jus

Forme dite de Narbonne



Des outils fort semblables servent à trancher tout autre chose que du marc 


A gauche ??, à droite hache à paille

  A gauche ??, à droite hache à gazon

A gauche taille-pré, à droite l'outil semble être une doloire de tonnelier en référence à la douille désaxée, qui a été transformée en tranche-marc par aiguisage sur les deux faces.


26.08.2012 Ajout 




03.02.2013 - Ajout

Forme dite de l’Hérault, marque : CALMEL A BIZE 


21.04.2014 - Ajout

Toujours forme dite de l'Hérault


11.05.2015 - Ajout

Forme de l'Hérault un peu différente, marque :  E.LEBORGNE
Provient de la cave coopérative vinicole de Tuchan (11)



samedi 3 mars 2012

Pipe sculptée

Pot à tabac en grès
Les premières pipes arrivèrent en Europe avec le tabac début XVIe siècle.

Les pipes en terre cuite furent fabriquées ensuite en Angleterre, en Hollande puis en France. Elles sont si peu solides qu’on les achète par douzaine ce qui donne du travail à de nombreux artisans potiers, mais très vite des fabriques s’ouvrent pour en produire en grande quantité. 
Milieu XIXe la production française annuelle est estimée à 50 millions de pipes.

Cette fragilité fait que rapidement d’autres matières, le bois ou la porcelaine furent utilisées, sans oublier l’écume. Si les formes de fourneaux peuvent être liées à une région, une période, une fabrique ... quelque soit l’époque ou la matière, des formes figuratives humaines ou animales ont presque toujours été réalisées.

Dans ce message seront présentées mes pipes "portrait".





 En terre

  En bruyère pour les têtes, en autre bois pour les animaux.

En écume

En bois

 En pierre

En bois

jeudi 1 mars 2012

Tabatière


Le tabac est introduit en France milieu XVIe siècle. 
La mode du tabac à priser se développe à la cour de Versailles courant XVIIe. 

Au début de sa commercialisation, le tabac était vendu en carotte (*), il doit être râpé pour être prisé. 
La tabatière n’existe pas, le consommateur râpe son tabac au fur et à mesure de sa consommation. Ceux qui trouvent les particules de tabac râpé trop grosses utilisent en complément un petit mortier : petit tube fermé dans lequel coulisse le pilon. 
Des râpes ont été équipées d’une petite cavité permettant de
stocker un peu de tabac râpé, le principe de la tabatière était né. 

Les premières tabatières étaient de petits récipients genre bouteille, en les secouant on fait sortir un peu de poudre ce qui leur vaudra le nom de ʺ secouette ʺ. 
Puis vint la petite boite avec son couvercle étanche, ce sont alors des objets d’orfèvrerie en : or, émail, porcelaine, nacre, ivoire … 
Lorsque bourgeois et aristocrates découvrent le cigare, ils abandonne doucement le tabac à priser dont la consommation se développe dans les classes moyennes. 
Les tabatières en changeant d’utilisateurs changent d’aspect et de matière, du grand luxe elle deviennent des objets populaires. 
Vers 1725 débutera la vente de tabac déjà râpé, la tabatière devient indispensable.
Durant le XIXe l’usage du tabac à priser se répandant de plus en plus on se mit à fabriquer les tabatières en grand nombre dans des matières moins nobles : corne, bois, carton bouilli, papier mâché …

(*) carotte  (petit bâton de tabac pressé), râpé on le prise, haché on le fume en pipe, coupé en rondelle on le chique.



 En laiton et en étain



En faïence, grès, porcelaine et terre cuite

En corne et en os

En écorce

En bois
Toujours en bois vu dessus/dessous

En corne



Pour en savoir plus :

20.08.2012 Ajout de 4 nouvelles venues

 

 De gauche à droite : africaine en bronze, en écorce, en grès, en terre cuite.



10.02.2013 Ajout de 2 tabatières

 

Sabot en bois avec système de verrouillage du couvercle, marquée : Fredou 1940

Encore un sabot en bois, relativement grand pour une tabatière de poche, dit tabatière de table.



24.05.2013 Ajout de 2 nouvelles



Une petite classique dite "queue de rat" en écorce, bois et cuir.
Une africaine de l'ethnie Dinka du SOUDAN Sud, en bois, boyau, fer et verre.



25.06.2013 Ajout

 

Elle est en buis me semble t il, la barette sur la tête pourrait être en poirier.
Dimensions : 11cm de haut et 4cm en largeur et en profondeur,  poids : 40g.




02.12.2013 Ajout



Deux exemplaires en bois de corozo, un bouchon d'origine ayant été perdu, il est remplacé par un bouchon en bois.



10.12.2015 - Ajout


Tabatière de table, 147 x 70 mm, H: 37 mm, bois et maillechort  





20.06.2016 - Ajout


           En bois                                                                               En terre cuite

              En bois                                                                          En bois, cuir et laiton